Israël en campagne (7) : partants, revenants et nouvelles têtes

À cinq semaines des élections législatives en Israël, petite revue du paysage politique local :

Bibi King : Benyamine Netanyahou, le Premier Ministre sortant et chef du Likoud est donné en tête dans tous les sondages. Difficile aujourd'hui d'imaginer un scénario politique débouchant sur la nomination d'un autre chef du gouvernement à l'issue du scrutin du 22 janvier.

Lieberman à l'écart : le chef du parti Israel Beitenou a démissionné le 14 décembre de son poste de Ministre des Affaires Étrangères. Conséquence de son inculpation, la veille, pour "abus de confiance" dans une affaire de nomination douteuse au sein de son ministère. Avigdor Lieberman n'a pas abandonné son siège de député ni la direction de son parti. Il sera réélu le 22 janvier à la Knesset, puisqu'il est N°2 sur la liste commune Likoud Beitenou. Avigdor Lieberman espère un procès rapide pour revenir ensuite dans l'arène politique.

Barak à la retraite ? Ehud Barak a annoncé qu'il ne serait pas candidat aux législatives de janvier. La petite formation Haatzmaout qu'il avait créé en 2011 après quitté le Parti Travailliste ne lui a pas survécu. En théorie, rien n'interdit à un futur Premier Ministre de faire appel à Ehud Barak pour entrer au gouvernement : en Israël, la plupart des ministres sont aussi députés mais cela n'est pas une obligation.

Livni, le retour? Après avoir perdu l'élection primaire au sein du parti Kadima, l'ancienne ministre des Affaires Étrangère a abandonné son siège de députée à la Knesset. Elle revient à l'occasion du prochain scrutin, à la tête d'un nouveau parti baptisé Hatenua (התנועה "le Mouvement"). La formation accueille deux anciennes figures du Parti Travailliste : Amir Peretz et Amram Mitzna.

Shelly Yachimovich, la renaissance? C'est la première fois que l'ancienne journaliste emmène son parti à des élections. En 2009, la formation a touché le fond avec un score historiquement bas de 13 députés. Le départ d'Ehud Barak a ensuite encore amputé le groupe parlementaire. Aujourd'hui, les sondages prédisent une vingtaines de sièges au Parti Travailliste. Shelly Yachimovich fait campagne sur un programme social, dans la foulée des revendications du mouvement des "indignés" israéliens à l'été 2011.

On surveillera aussi le score de Yaïr Lapid, et de son parti centriste-laïc Yesh Atid  (יש עתיד  "Il y a un avenir"), celui de Naftali Bennet, nouveau jeune leader de Habeit Hayehudi ("La Maison juive" héritière du Pati National Religieux). Déterminants également, les scores des partis religieux : le Shass sépharade et le Judaïsme Unifié de la Torah, ashkénaze. Nous évoquerons ultérieurement, les différents partis arabes, ainsi que l'extrême gauche de Meretz.

En tout, les électeurs israéliens auront le choix entre 34 listes.

 

 

 

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