violence

Après le quintuple assassinat d'Itamar

Israêl est sous le choc depuis la découverte de l'assassinat de 5 membres d'une même famille, dans la nuit de vendredi à samedi à Itamar, une colonie de la région de Naplouse, en Cisjordanie. Les deux parents et trois de leurs cinq enfants (âgés de 11 ans, 3 ans et 3 mois) ont été tués à l'arme blanche par des inconnus qui ont pu franchir la clôture entourant la colonie. Les assassins ont pu prendre la fuite. La mère de famille, Ruth, avait également la nationalité française.

Douleur, condamnation, dégoût, indignation, colère, appels à la vengeance... tous ces sentiments se lisent dans les commentaires et témoignages rapportés par les médias israéliens.

Histoire d'une violence

 L'équation est simple. La crise est là. Les responsables n'ont pas de solutions miracles à proposer. Les entreprises licencient. Et les ouvriers, livrés au désespoir des plans sociaux, prennent les patrons ou les cadres en otages. 

Violence ? Certes. Mais avec cette certitude des salariés qu'on leur fait payer les erreurs des autres en les privant de leurs emplois et en les livrant, eux et leurs familles, à la précarité. D'où leur détermination qui ne fait que s'affirmer, la mise à sac de la sous-préfecture de Compiègne par les "Continental Clairoix" étant le dernier exemple de la montée en puissance des tensions sociales.

Attention, "la violence engendre la violence" ont aussitôt prévenu certains en citant Eschyle, peut-être sans le savoir ! Eschyle qui ajoutait, mais qui s'en souvient ? "On ne peut imposer la démocratie à un peuple tout en tentant de s'accaparer ses richesses, il y a automatiquement rejet".